DOCU⎪Le Rap Underground casse les codes en Martinique

・

1–2 minutes

EN

/

FR


En Martinique, le rap a ses codes. Entre trap, shatta et bouyon, les sonorités qui dominent la scène locale semblent parfois laisser peu de place à celles et ceux qui cherchent à rapper autrement. Pourtant, depuis plusieurs années, une nouvelle génération d’artistes s’empare de références venues de l’underground américain et d’Internet (cloud rap, emo rap, SoundCloud, clips DIY) pour construire son propre langage.

Sur une île où l’éloignement géographique peut compliquer les échanges avec le reste de l’industrie musicale, comment construire une scène indépendante ? Manque de reconnaissance, difficultés économiques, absence de structures et envie de s’émanciper des modèles existants : les rappeurs Sinister, IAMNI et Maskow racontent les obstacles auxquels ils font face, mais aussi les espaces qu’ils tentent de créer par eux-mêmes.

Entre français, anglais et créole, leurs morceaux deviennent aussi un terrain d’expérimentation autour de l’identité martiniquaise. Pour certains, rapper permet de revendiquer une culture longtemps marginalisée, de renouer avec le créole ou de questionner l’héritage colonial de l’île.

Alors, peut-on vraiment vivre de l’underground en Martinique ? Et surtout, peut-on y rapper autrement ?

Un documentaire disponible dès maintenant sur notre chaîne Youtube.


Laisser un commentaire