Le Paris Noir : un festival pour enfin « se raconter » (1/2)

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En pleine ascension, Le Paris Noir, fondé en 2025, s’offre une envergure inédite sous l’impulsion de sa fondatrice Paloma Dubois, première étudiante guadeloupéenne à intégrer Yale University. Après le succès d’un premier opus au Point Ephémère, le projet investit la Rotonde Stalingrad pour une deuxième édition, qui s’est tenue du 24 au 29 mai 2026.  Avec une plus grande équipe, de nouveaux artistes et un nouvel espace d’exposition, Le Paris Noir gagne peu à peu en crédibilité pour venir s’imposer comme nouvel acteur culturel. Néanmoins, la nouveauté apporte également son lot de défis : séduire un public plus large tout en restant cohérent et accessible, sans pour autant adoucir un propos résolument revendicatif ou tomber dans l’amateurisme.

Les racines du projet : l’intimité des préparatifs

Une semaine avant le vernissage, l’équipe est en ébullition. Au programme du jour : une série d’interviews d’artistes, réalisées par le directeur artistique du festival Malé Houinsou au sein du ‟QG”, comprenez l’appartement parisien de la fondatrice. L’espace regorge de tableaux, sculptures et couleurs vives agissant comme un avant-goût de la curation. L’immense bibliothèque place Césaire à côté de César, Basquiat et Chagall face aux 6 volumes de l’Historial Antillais répondant à Made in Banlieues. Cette multiplicité de références et d’influences se retrouve dans la chambre de la fondatrice où elle a fait « un peu de curation ». On y croise des posters de Damso, Aya Nakamura, une lettre encadrée de Gaël Faye, des livres de Fanon et Senghor et au fond de la pièce, un tableau du Black Jesus. Les interviews démarrent doucement et les cinq artistes présents sont invités à expliquer synthétiquement leur travail et démarche artistique, en lien avec le festival. À la question « Comment est née l’œuvre que tu exposes ? » Kelly Reinette, artiste tête d’affiche du visuel de cette édition, affirme avoir voulu proposer une représentation moins traditionnelle des personnes noires, à travers son autoportrait à la figure bleue. Elle explique également avoir candidaté au Paris Noir pour l’esprit for us by us revendiqué par le festival. L’exposante multicasquette Jessy Maevarivelo, à la fois designer, styliste et DJ, affirme quant à elle, sobrement : « Je suis née artiste ». Elle lie le Paris Noir à la concrétisation d’un travail de plusieurs années, qui lui permettra de performer son premier DJ set. D’autres artistes comme Euxane Soumahoro et Thomas Jean-Louis, tous deux étudiants aux Beaux-Arts de Paris soulignent l’opportunité d’être entourés de personnes jeunes et afrodescendantes proposant des formats artistiques divers. Euxane se dit honorée de pouvoir participer à l’exposition qu’elle considère comme « essentielle dans sa construction en tant qu’artiste », tandis que Thomas parle de la fierté de pouvoir apporter une pierre à cet édifice culturel.

Malé Houinsou interviewant Euxane Soumahoro le 16 mai 2026.

C’est finalement sur sa terrasse, au détour d’une discussion informelle que Paloma confie les raisons et combats personnels qui l’ont menée à fonder le Paris Noir. Ancienne élève de l’Ecole Alsacienne, elle décrit une expérience contrastée où ses bons résultats n’ont pas empêché une multitude de comportements racistes « dissimulés » à son encontre. « J’ai pris une année de césure aux Etats-Unis où je me suis rendue compte que je n’étais pas parano vis-à-vis du racisme que j’ai vécu, et que j’avais une raison de m’insurger contre ce système. En arrivant à Yale j’ai réalisé que mettre en valeur mon patrimoine culturel avait plu dans ma candidature. Je me suis donc demandé comment rendre à cette communauté qui m’a poussée jusqu’ici, et c’est comme cela qu’est né Le Paris Noir ». Si elle souhaite importer des éléments observés aux Etats-Unis pour faire avancer les droits des personnes noires en France, Paloma rappelle la différence du système états-unien où les communautés restent plus cloisonnées : « Ce que j’aime dans la culture française c’est notre franc-parler, la culture des terrasses et des tiers lieux mais on n’en tire pas profit au niveau politique et social ». Pour investir ce terrain, son combat passe par une réappropriation des mots, à commencer par l’usage du terme « afro-français » encore peu utilisé mais essentiel pour rendre visible l’existence séculaire de personnes noires d’origine française. En se battant pour la reconnaissance de cet héritage, elle espère la création d’un Black History Month en France mais aussi plus d’accompagnement éducatif. Une ambition pédagogique qui se heurte toutefois à la doctrine républicaine. Selon elle, l’absence de statistiques ethnographiques fait office d’écran de fumée permettant de « fermer les yeux » sur des problématiques structurelles, telles que l’orientation systémique des personnes afrodescendantes vers les filières professionnelles au lycée. Face à ce constat, le Paris Noir s’impose en alternative. « C’est une plateforme culturelle où on fait des expos qui peuvent ressembler à de l’entertainment mais c’est aussi une plateforme de dialogue où on va pouvoir commencer à parler de ces sujets-là dans le paysage culturel français ». Pour combattre le « côté élitiste » qu’elle perçoit dans les paysages culturels parisiens, elle prône une vision indépendante, détachée des institutions classiques. « J’ai envie d’être facile d’accès, accessible financièrement pour les artistes et que ce soit désacralisé. On s’en fout de comment les gens viennent habillés à nos évènements. Je veux qu’ils puissent parler aux artistes… vraiment quelque chose de simple. Ce qui est important pour moi c’est le côté sustainable, que les personnes voient la qualité du projet et s’en souviennent. Ma DA c’est des œuvres et un message de qualité qui vont parler au public, faire écho à son expérience et le faire réfléchir. L’année dernière ça a très bien marché parce qu’on ne porte pas un projet à profit mais un projet à message ». Une vision controversée au sein même de l’équipe où le directeur artistique prône, quant à lui « un élitisme dans la qualité » malgré la gratuité de l’évènement.

Quelques jours plus tard, c’est au cœur même de la Rotonde Stalingrad que Corentin, son responsable programmation, se livre au cours d’un entretien sur les nouveaux enjeux de ce lieu emblématique de la scène électronique. Au fil de la visite,  il détaille la configuration des lieux. L’atrium, salle principale dédiée aux soirées de vernissage, finissage mais aussi aux stands et workshops, peut accueillir jusqu’à 350 personnes. Les œuvres de l’exposition sont, elles, situées au premier étage et réparties dans trois différents salons. À travers cet accueil, la Rotonde affiche une claire volonté de renouvellement en confiant la parole à une nouvelle génération mais aussi aux « personnes qui sont légitimes » et qui font ce que sera « le paysage festif et culturel de demain ». L’établissement, en donnant une tribune à un projet rafraîchissant, cherche à dépasser les frontières du clubbing électronique traditionnel pour toucher d’autres publics et horizons. Cette démarche fait écho à la politique d’accompagnement de newcomers de l’institution, c’est-à-dire des collectifs et artistes émergents que la structure parraine lors de leurs premiers évènements. Le Paris Noir s’incline ainsi sur une feuille de route visant à promouvoir « une fête accessible, inclusive et célébrée sous toutes ses formes ». Ce partenariat n’est d’ailleurs pas tout à fait nouveau, le lieu ayant déjà reçu en décembre dernier une édition de la soirée Bunda Phaat portée par Esther Kouakou, membre active du Paris Noir. Un rendez-vous qui s’apprête à être réitéré avec un nouveau volet programmé au cours de l’évènement. D’un point de vue logistique le principal défi sera de faire cohabiter les différents évènements publics et privatifs de la semaine dans un bâtiment aux horaires restreints. C’est précisément pour pouvoir garantir la sécurité et la fluidité du projet que l’étage a été choisi comme lieu de l’exposition.  Enfin Corentin clarifie les termes de la collaboration en confirmant qu’aucun frais de location personnel n’est facturé à Paloma pour compenser la gratuité de l’évènement. Les bénéfices de la Rotonde ne reposeront donc que sur les recettes du bar, générées via les évènements festifs proposés lors du festival.  Une alliance prometteuse qui devra désormais faire ses preuves face à la réalité du terrain et de son public. 

Après le vernis de courtoisie, le talk de combat : le sursaut militant du festival

C’est aux alentours de 19h, le dimanche 24 mai, que le public pousse enfin les portes de la Rotonde pour découvrir la vingtaine d’œuvres présentées par le festival. Les jeans baggy, bandanas et mocassins, typiques des fashion parisiens, se pressent dans les trois salles d’exposition. Le pari est d’ores et déjà réussi pour la Rotonde qui retrouve le public qu’elle visait, c’est-à-dire une jeunesse parisienne afrodescendante engagée, mais aussi présente sur les réseaux sociaux, en témoigne la présence de quelques influenceurs et de nombreux téléphones et caméras prêts à photographier chaque œuvre. Cependant, le public n’est pas 100% homogène, certaines familles et membres du public habituel du lieu, foulent aussi les marches du Paris Noir. Odile, septuagénaire originaire du « fin fond d’une campagne française », partage ses impressions : « Je pense que la mixité apporte beaucoup. On apprend de l’autre, ils apprennent de nous et cela donne une nouvelle culture ». Un propos retraçant au plus près la construction d’une identité afro-française. De retour dans les salles, les œuvres semblent décorer les lieux qui se transforment peu à peu en espaces où se reposer, fumer voire dîner. Malgré une circulation un peu difficile liée à l’afflux de personnes, l’objectif principal du Paris Noir est atteint : les salles deviennent, en partie grâce à leur aspect informel, des espaces de dialogue où l’on entend des discussions aussi bien en français qu’en anglais. Une étudiante en Arts Plastiques, dont le festival a attisé la curiosité, décrit une exposition accessible via une curation « simple et plutôt littérale » mais complexifiée par sa brochure de présentation aux tournures plus universitaires. Un autre membre du public renchérit à propos du jargon universitaire du dépliant. « Si tu donnes pas l’impression que c’est intellectuel, c’est pas intéressant. Pourquoi ne pas faire plus simple pour toucher plus de monde ? ». Un choix expliqué par la curatrice de l’exposition Euriell L. Luthello, étudiante en M1 d’Histoire de l’art. « Je conçois la curation comme une sélection d’œuvres et d’artistes selon un propos curatorial, en l’occurrence mettre en valeur les travaux d’artistes émergents noirs, pas nécessairement basés à Paris. D’ailleurs la parisianité ne saute pas aux yeux, parce qu’on a voulu rester dans une idée plus générale de la communauté noire ». En réponse aux critiques du public, elle décrit les étapes de l’écriture de cette brochure où elle a feuilleté les catalogues de différentes expositions ayant attrait à un sujet similaire comme When We See Us au MOCAA et « même le Paris Noir de Pompidou » ancré dans une perspective bien plus historique. Cependant, un aspect reste en suspens : pourquoi une exposition pourtant résolument parisienne, jusque dans son titre, mobilise tant de références états-uniennes ? Elle répond : « J’ai un cadre de référence qui est d’abord afro-américain avant d’être parisien et c’est comme cela que j’ai approché mon identité. Je trouve cela intéressant que pour beaucoup d’intellectuels afrodescendants il y ait toujours eu ce détour par les Etats-Unis, d’une façon ou d’une autre. La parole y est peut-être plus décomplexée sur des choses qu’on a du mal à exprimer ici. Néanmoins, d’un point de vue pratique, c’est important de rester ancré à Paris. Cela fait aussi partie de mon propre parcours de réflexion ».

Une heure plus tard, le public est invité à se rassembler au sein de l’atrium, jusqu’ici animé par les DJ sets. Furtivement aperçues dans la foule, les silhouettes éclatantes de jeunes femmes en tissus madras laissent présager une performance mémorable. Finalement, une heure et demie après le lancement du vernissage, la fondatrice se décide à prendre la parole. Sur la scène, entourée de son équipe (composée d’Esther Kouakou, Euriell L. Luthelo, Sarah Thernier et Malé Houinsou) Paloma Dubois affirme vouloir célébrer, comme elle nous l’avait confié, l’identité afro-française sous toutes ses facettes. DJ sets, workshops et stands seront donc au rendez-vous de ce festival annuel dont l’ouverture se conclut sans présentation des artistes, qu’elle avait pourtant invités à la rejoindre sur scène, mais sous les applaudissements du public et l’entrée en scène de percussionnistes et danseuses gwo ka. S’ensuit une performance de plus de 40 minutes où le collectif Jénès Gwadloup s’empare du plateau. Portées par le rythme soutenu des percussionnistes, les danseuses se succèdent dans un tourbillon de jupes en madras, jusqu’à ce que la performance culmine sur un instant suspendu : un chant d’hommage à leurs racines guadeloupéennes incarné par les jeunes femmes de la troupe. Pour Billy, fondateur du collectif, il est important de transmettre cette culture et de la mettre « sur le toit du monde ». Le gwo ka étant un style musical directement hérité de l’esclavage via la fabrication des tambours, originellement créés à partir des tonneaux des négriers, sa place dans le festival lui semble toute désignée. Un grand écart artistique s’est pourtant opéré avec la suite du programme. Les platines ont pris le relais pour laisser place aux DJ sets ainsi qu’à l’artiste D Juno, propulsée sur le devant de la scène par la viralité de son titre « BB Bringue ». Si ce choix de programmation répond à une logique évidente voire essentielle de hype, il n’a pas manqué de créer un contraste saisissant avec la performance précédente. Passer de l’épaisseur mémorielle du gwo ka à l’efficacité club de D Juno a mis en lumière toute l’ambiguïté de cette ouverture, oscillant entre devoir de mémoire et impératif de divertissement.

Le lendemain en fin d’après-midi, l’ambiance de la Rotonde change radicalement pour afficher une configuration plus intimiste.  Ce glissement se reflète directement sur les réseaux sociaux où la fondatrice, reposte principalement des images de la soirée festive au détriment des créations plastiques, indexant la visibilité promise aux artistes sur l’effervescence nocturne. Sur les murs, si les visiteurs saluent notamment les jeux de couleurs et les pastels d’Euxane, le concept de diaspora s’avère complexe à traduire visuellement à travers des œuvres au caractère fondamentalement personnel, qui rendent le fil conducteur moins immédiat. En l’absence de cartels informatifs ou d’entretiens préalables, un constat émerge parmi le public : « On sort de l’exposition avec plus de questions sur les artistes eux-mêmes ». En calquant sa communication sur les codes éphémères d’un simple pop-up store, le festival s’enferme dans un public cible assez peu varié.

Le Paris Noir retrouve néanmoins une trajectoire plus ancrée vers 18 heures autour d’une cinquantaine de personnes et d’un petit marché d’exposants aux identités affirmées, allant des bracelets panafricains à symboles adinkra de la marque Kvle aux vêtements en crochet made by Hybrid Hook, en passant par les grillz de Kraken Factory et les pièces d’Exotic4tp. C’est au cœur de ce décor que se tient le talk dédié à l’identité afro-française, venu donner une résonance théorique et politique à ce rassemblement. Pour mener cette réflexion, la parole a été confiée à deux profils académiques de premier plan : Cassandre Surinon, psychologue clinicienne ayant écrit sa thèse sur le traumatisme historique de la traite négrière dans les Antilles françaises, et Kevin Beltou, doctorant à Yale en études noires et francophones travaillant sur la pensée politique noire. Au sein de cette agora, le débat s’ouvre sur la question de cette double identité appréhendée non comme une essence figée, mais comme un objet et une position éminemment politique. Les intervenants dressent un parallèle marquant avec la notion de  double conscience de W.E.B. Du Bois et le cinquième chapitre de Peau noire, masques blancs de Frantz Fanon, rappelant la nécessité de se réapproprier une pluralité d’histoires face à l’injonction faite aux personnes noires de justifier leur légitimité dans l’espace public. À travers des exemples, comme ceux de Bally Bagayoko ou de Mamoudou Gassama, ils analysent comment le narratif racial hérité de la traite négrière tend à ne conditionner l’accès à l’identité française qu’à un impératif de performance ou de respectabilité. Cette quête de civilité fait d’ailleurs écho aux portraits de famille présentés par l’artiste Izudin Yusuf, mettant en miroir ces représentations artistiques avec les rapports de force contemporains où se percutent les discours sur le « Grand Remplacement » et l’émergence d’une « Nouvelle France ». Refusant l’illusion d’une pureté communautaire, les intervenants conçoivent le Paris Noir comme un jalon crucial pour briser les stéréotypes et reprendre la parole pour enfin « se raconter ». Pour Cassandre Surinon, ce processus exige que la France accepte enfin « de se regarder en face » en se détachant de sa posture historique de sauveuse, ajoutant que « toutes les institutions en France sont pourries par le racisme ». Face à ce constat systémique, elle invite à bousculer les dynamiques de conciliation en affirmant qu’il faut désormais « accepter de faire peur » et cesser de vouloir à tout prix ne pas « gêner le Blanc ».

Kevin Beltou et Cassandre Surinon, intervenants lors du talk du 25 mai 2026 animé par Paloma Dubois, à leur droite.

Kevin Beltou abonde en qualifiant le festival de « contre-institution », tout en y insufflant une exigence rigoureuse car, selon lui, « être noir ne suffit pas » si cette visibilité ne s’accompagne pas d’une véritable réflexion sur les représentations idéologiques. Il met notamment en garde contre les dérives du modèle américain et la capitalisation marketing de la black excellence, même si une spectatrice rappelle dans le public que les Etats-Unis restent perçus comme un espace permettant de « raconter nos histoires ». Tentant de cerner les contours de cette condition, les deux intervenants croisent habilement leurs approches : là où Kevin Beltou propose une définition articulée autour du phénotype, de l’ascendance, de la culture et de l’histoire, Cassandre Surinon y intègre l’expérience éminemment viscérale du corps. Cette densité théorique suscite une vive réactivité au sein d’une assemblée qui interpelle les chercheurs sur la pertinence des termes « afro-français », « noir » ou encore les fractures intra-communautaires. Après plus d’une heure d’un échange particulièrement stimulant, les discussions fusent et se prolongent spontanément parmi les participants, scellant le succès d’un talk qui a manifestement su donner au festival son épaisseur politique. Pourtant, cet ancrage rigoureux incite à examiner la dimension solidaire mise en avant par l’évènement. Si le Paris Noir annonce, à l’issue du talk, que les bénéfices du stand Exotic4tp « soutiennent la cause humanitaire congolaise », l’épreuve des faits vient questionner la traçabilité de cette promesse. Nos recherches ont ainsi permis de retrouver le nom de la structure humanitaire portée par la marque : la fondation NDOMBA, qui n’avait même pas été mentionnée par Paloma. Ce manque de clarté initial met malheureusement en lumière un manque de transparence particulièrement sensible, dans un secteur humanitaire aux pratiques éthiques disparates. Au-delà des débats théoriques et de quelques zones d’ombre, le festival prend corps à travers une expérience collective, immersive et fondamentalement vivante. La suite de ce reportage explorera le terrain de la création et de la célébration, entre les ateliers interactifs signés Yam’s et Carmen Joachim, et la promesse nocturne d’une nouvelle édition de la Bunda Phaat.


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